
Aujourd’hui, c’est un moment drôle et spécial, j’ai l’impression que je l’ai attendu depuis si longtemps, comme si je l’ai déjà vu dans mon rêve, je l’ai connu dans mon imaginaire, il m’habitait depuis une longue durée, c’est une occasion à laquelle j’ai préparée trop de choses. En ce moment, j’essaie de les raconter au point le plus possible de sincérité, pour vous, qui êtes concernés aussi que moi par ce genre de moments, tôt ou tard. Alors vivez tant que possible, mais n’oubliez en aucun cas que la vie ne va pas durer à jamais. Ma pensée, en ce jour là est dispersée, elle est partagée entre quelque chose qui est encore vivante en moi, en fait c’est l’espoir, mais je sens au fin fond de mon cœur que cet espoir est gagné par la réalité à laquelle je n’ai aucune échappatoire, il est perdu dans le labyrinthe de la mort, comme un berger dans le désert, comme un promeneur dans une jungle vaste et intense, et loin de sa patrie, il ne sait pas distinguer entre la destination vers le nord et le sud, aucun signe n’est à lui apparu en lui montrant le bon sens, son seul sens est le non-sens, comme un marin au sein d’un océan. Donc c’est presque la fin, rien ne me sauvera, ni remède ni supplication, ni amis ni mes connaissances d’un monde large et divers. Ce moment me semble être un dernier jugement à faire sur la vie, celle que j’ai menée, sur mes échecs, mes succès…
En premier lieu, vous qui lisez ces mots, vous allez vous demandez qui suis-je. Vous en avez raison, comme question, mais pour moi je ne sais pas comment en répondre. Finalement, vous pouvez m’apercevoir comme un être qui est toujours là, avec vous, comme votre ombre. Pourtant, je ne suis pas un satin, ni un ange. Je suis une voix, qui soulève en vous, de temps à autre, et rien d’autre. Donc ne vous inquiétez pas et continuez à lire, si vous voulez. Ce jour est vraiment très long, tant mieux pour moi, et peut-être pour vous, ça me permet de continuer à vivre un peu, pour jeter le dernier œil sur ce monde, sur ses habitants, nombreux et différents, sur ces choses qui l’animent. C’est ce qui me permet ainsi de rassembler encore de mots diffus dans ma tête en vue de les transcrire sur un papier, rien que pour leur donner une telle forme. J’ai connu plusieurs choses dans ce monde, mais je ne sais plus une seule qui peut m’éloigner de ma fatalité, or peu importe, je laisse ce qui va se passer à se passer, je ne peux rien, en ce moment. Même ceci dont vous êtes lecteurs est échappé à moi, je ne sais pas est ce qu’il servira à quelque chose, pourtant, personne n’a le droit de m’interdire de le dire, tant que j’en suis front, acceptez bien ma révolte même sur le point de quitter, probablement, mon âme reviendra un jour, qui sait ?
Puis, j’aime bien vous relater mon existence, c’est-à-dire ma vie, ma naissance et mon entourage, ce parcours que j’avais, malgré que je ne sois pas convaincu à un grand degré que c’est quelque chose de très important, cependant rien ne m’empêche à faire ceci. Quant à vous, chers lecteurs, vous êtes libres d’arrêter de lire ces blas-blas. Croyez moi que ce n’est pas grand-chose.
Alors, puisque vous avez décidé de poursuivre la lecture de ces bêtises littéraires, voilà l’ensemble de ma vie, mais c’est un peu douloureux. Mon expérience était mesquine. Je crains que vous croyiez que je suis entrain de susciter votre compassion, malheur à celui qui en croit.
Je suis né probablement en 1939, au Maroc, dans un coin au Maroc, pour être plus précis. Le nom et la région à laquelle il appartient ce coin ne sont pas très intéressants, ce qui l’est c’est qu’il se trouve au Maroc. La majorité des familles qui y vivaient étaient pauvres, quand je suis né je les ai trouvées pauvres, et elles sont encore pauvres aujourd’hui alors que je suis sur le point de partir. Or ma famille était la plus pauvre parmi cette foule de pauvres, ou au moins c’est ce qu’il me semble. J’avais trois frères et quatre sœurs, nous sommes les fruits d’un mariage de deux humains, qui étaient mon père et ma mère. Mon père travaille parfois, ma mère était une femme dure, envers nous, ses enfants, mais douce envers notre père qui ne travaillait que rarement. Moi, j’étais l’aîné de mes frères et sœurs, chez nous dans ce coin marocain, l’aîné est celui qui a la mission d’un deuxième père. De la sorte, je devais prendre la relève, dès un âge précoce, je l’ai pris, car mon père nous a quitté quand j’avais presque quinze ans…
(A suivre)
Mohamed Harouan 10/01/2020

Bonsoir M.Mohamed HAROUAN, je te félicite de tout mon coeur de cette tentative. Je peux pas nier de te dire que pendant la lecture de ces mots je me sens une tristesse au fond de moi parce que j’ai évoqué le moment où mon père nous a quitté. Quelle tristesse ! C’ est tellement dur de se souvenir chaque seconde, chaque minute voire chaque instant de cette journee. Je te demande pardon de te transmettre ce que je viens de te dire mais la mort reste un souvenir inoubliable.
En attendant la suite , je te souhaite une bonne nuit.
إعجابLiked by 1 person
Merci monsieur, vraiment je suis ravi d’entendre votre témoignage, je vous ferai signe quand la suite sera prête. Bonne nuit.
إعجابإعجاب
Merci mon collègue de ces mots , de cette expérience fatale , que l’air a bel et bien en vécu la même, de lequel tu es issu.
Oui en attendant avec envie rigoureuse ce qui va parvenir à la suite de votre histoire, un petit signal quant au mot ( inné) que vous l’avez répété deux , j’ai réalisé et encore realise maintenant que vous avez voulu écrire (aîné )
Merci quand même
إعجابLiked by 1 person
Merci mon ami , une écriture remonte bel et bien d’un coeur souffrant , néanmoins elle a l’air lutteuse.
On est en attente la suite. Juste il existe un signal dû à révéler c.t.dire le mot (l’inné ) il me semble que vous voudriez écrire (aîné )
إعجابLiked by 1 person
Ravi de votre passage, merci infiniment
إعجابإعجاب