Le Maroc, terre d’interculturel, de nomadisme, d’oasis et de thé.

Le Maroc, à travers sa diversité et pluralité culturelles, est un endroit riche et fascinant. Pour cela, il mérite l’intérêt de visiteurs, chercheurs et étudiants. Il s’agit bien entendu d’un carrefour incontournable,  un endroit typique en termes de brassage des cultures et des civilisations. Cette qualité dont le Maroc est doué revient aux facteurs historiques nombreux, à tel point qui ne nous permet pas de les détailler là-dessus, y compris les conquêtes qu’a connus ce pays autrefois…

      Le nomadisme constitue un mode de vie lié aux plusieurs territoires de ce pays. Dans les montagnes de l’Atlas, dans l’est, dans le sud-est, le nomadisme y demeure implanté profondément. Une culture de vagabondage donc, cherchant la conservation de la subsistance.

       Le Sahara reste le lieu de nomadisme par excellence, ce mode de vie se particularise par des activités comme le pâturage et le voyage perpétuel, grâce à l’envie nécessaire de fuir les changements climatiques qui pèsent lourdement sur ces gens qui peuplent le désert, et à la recherche continue d’une disponibilité  et abondance de la nourriture de troupeaux, d’une condition moins farouche que la dureté de quelques endroits.

Dromadaire au sud-est marocain, photo prise par Imad ELomar.

       Les amazighs sont des populations concernées par le nomadisme,  ils ont adopté ce mode de vie depuis toujours, ces derniers représentent une majorité au Maroc. Ainsi, ils représentent une culture très ancienne d’une importance bien élevée, ils optent constamment pour la bienveillance de leurs spécificités culturelles, entre autres la langue. Or, on ne peut pas parler d’une seule amazighité mais de maintes appartenances ou variantes, c’est un grand atout pour tout le Maghreb, installant une mosaïque singulière. L’oralité caractérise toutes ses cultures, il ne faut pas oublier en parlant d’amazighs qu’ils se déterminent par la convivialité, le don, le partage, l’hospitalité et tant d’autres valeurs qu’ils ont gardées et maintenues   depuis toujours, malgré toutes les interactions que ces amazighs ont entretenues.                       
Dans les lignes qui suivent, nous allons découvrir l’une des formes d’hospitalité nomade et amazighe, qui n’est qu’une boisson, que le Maroc entier connait et sanctifie.
       Partout au Maroc, le thé est une boisson fondamentale, voire indispensable, qui se considère comme le « whisky des marocains », autrement dit, le « vin des pauvres », il est un mélange de l’eau et du sucre et principalement du thé vert, on peut aussi en préparer avec la menthe ou l’absinthe, sa valeur est chatoyante, sa place au menu principal de la cuisine marocaine reste inéluctable.

Dans la tradition berbère, le partage d’un verre du thé marque l’absence de conflits, et quand on refuse de prendre cette boisson avec quelqu’un, cela signifie que la relation est perturbée en quelque sorte, cependant, la préparation d’un verre doucement, en relatant des fables ou en chantant un poème patrimonial, signifie la conciliation et le rapprochement. Souvent, les hommes sont ceux qui préparent le thé, pour révéler le statut social et la virilité. 
Chaque région prépare le thé à sa propre manière, spéciale et distincte, le gout se différencie aussi, le thé saharien est amer souvent, dans la majorité du temps le thé se verse dans les verres sans y remplir et en laissant une mousse au dessus, pour indiquer la réussite de la préparation. 
Le thé est arrivé à la cuisine marocaine au 18éme siècle, il s’est propagé rapidement dans tous les coins du pays, chez les nomades et les amazighs il symbolise la générosité et l’amour mutuel. Le refus d’un hôte de prendre un verre est une grande insulte.
L’assiette dans le vaste désert en prenant un verre du thé est une occasion exceptionnelle, un repos pour recommencer la recherche de l’herbe et de l’eau pour un nomade, et un moment si précieux pour un explorateur.  C’est une pause pour relater les nouvelles et faire soulager les maux de la vie moderne. Le Clézio estime qu’il n’y a pas de plus grande émotion que d’entrer dans le désert. 


MOHAMED HAROUAN

نُشر بواسطة mohamedharouan

.أحاول قدر الامكان أن اخلق من الحروف فضاء أرحب من الذي اعيش فيه

تصميم موقع كهذا باستخدام ووردبريس.كوم
ابدأ