Confessions d’un homme sur son lit de mort. (suite)

          Il nous a quitté, laissant derrière lui des larmes et trop de malheur de misère, de mépris et de hante. Mon père n’est plus là, seule son âme y restera à jamais. Mais, malgré tout ça, je ressens en moi, pour être franc, une sorte de liberté, car je me suis désormais échappé d’un père, qui me torturait de la moindre erreur, et même sans erreur, il me battait, il m’insultait, moi et tous les autres membres de ma misérable  famille, y compris ma mère. Je ne sais pas jusqu’ici pourquoi je l’aime, pour quelle raison il me manque.

       Je me souviens bien, un jour, il m’a  envoyé pour lui apporter des cigarettes, or je ne l’ai pas trouvées chez l’épicier de notre douar, et tant qu’il est nuit, il est tard dans la nuit, je me suis retourné à la maison, il m’a dit, avant que je parlai ; tu as trouvé ce dont je t’ai envoyé ? Moi en tremblant, j’ai répondu d’une voix faible ; je ne l’ai pas trouvé. Avant que je termine la phrase, il m’a frappé avec son radio, il est nerveux, tous les autres s’éloignèrent de lui, déjà ils sont éloignés, pourtant quand il se met à frapper quelqu’un, surtout moi, personne ne doit être prés de lui, il faut être loin de ce monstre de plus d’une dizaine de mètres. Moi, je me suis échappé, par la fenêtre de notre maison, pas une vraie fenêtre, disons un trou. Donc, pour me sauver la peau, je sortis de cette maudite maison, je ne suis y rentré que d’après deux jours. C’est ma mère qui lui a demandé pardon à ma place.

      Je suis loin de ma maman, de mes frères et sœurs. Assis dans une ruelle, seul, ayant peur, pensif. Ma famille est face au monstre, des scénarios terribles me tournent en tête , je sais bien qu’ils sont entrain de passer une épreuve douloureuse, il n’a pas fumé, il a perdu la radio, alors il n’a rien à faire que de les torturer, même s’ils n’ont rien fait, quel malheur, je ne peux rien pour eux, j’imagine comme si j’étais assez fort pour le combattre, si j’avais de la force à le faire chassé de la maison, du douar, du monde, de la planète. Mais, malheureusement, il était  fort que moi, que tous les autres.

    Assis encore à ma place dans ce lieu, qui est trop sombre, il fait froid de plus en plus, toujours ma pensée est à ma mère, aux sœurs et frères. A un moment, je me suis dit ; je dois partir, pour entrer dans la misérable maison, sinon il aurait pu les tuer, je partis, à pas lourds, toujours la peur et la frayeur, en m’approchant à la mauvaise maison, j’écoute des sons, des gémissements et des cris, souvent, c’est lui qui a fait un crime, il a tué quelqu’un peut-être, la peur me gagne de plus en plus, j’hésite entre le fait d’entrer et s’éloigner de ces environs, il peut me découvrir de moment à l’autre…

                                                                                             (A suivre)                                           Mohamed Harouan

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نُشر بواسطة mohamedharouan

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